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L'approche de LYSOGENE pour traiter les maladies de surcharge lysosomale est la thérapie génique in vivo intracérébrale. Une version non mutée du gène codant pour l’enzyme déficiente dans la pathologie est ainsi apportée aux cellules du cerveau dans le cadre d'une administration unique.
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Le principe du transfert de gène à visée thérapeutique
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La thérapie génique vise à introduire du matériel génétique dans les cellules pour compenser les gènes anormaux ou pour permettre la sécrétion des protéines nécessaires au fonctionnement normal de notre métabolisme. C’est le vecteur contenant le gène qui constitue le médicament.
Une des approches communes du transfert de gène à visée médicale consiste à identifier un gène défectueux et à introduire une bonne version de ce gène dans les cellules cibles via un vecteur thérapeutique. Ce gène produit une protéine active qui en exerçant son rôle, va permettre à l’organisme du patient de fonctionner normalement.
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Transport du gène thérapeutique
Un transporteur, appelé un vecteur est utilisé pour introduire le gène thérapeutique dans les cellules cibles du patient. Les vecteurs les plus couramment utilisés sont des virus qui ont été modifiés pour transporter l'ADN humain normal.
LYSOGENE utilise comme vecteur de transfert de gène un virus adéno-associé (ou AAV) qui est un petit virus à ADN non pathogène existant chez l’homme. Il a été utilisé dans de nombreux essais cliniques.
Son utilisation présente de nombreux avantages :
- La sécurité puisque, selon l’état des connaissances, le virus adéno-associé n’a jamais été associé à une maladie humaine.
- L’efficacité pour transférer des gènes au cœur même des cellules. Les gènes délivrés par le virus adéno-associé sont connus pour produire des protéines fonctionnelles, à des niveaux qui permettent d’atteindre des seuils thérapeutiques, dans le cadre d’une expression continue, à partir d’une seule administration.
- Sa capacité à transduire efficacement de nombreux types cellulaires en particulier les cellules qui ne se divisent pas comme les neurones.
- La sécurité des procédés d’administration et son faible pouvoir immunogène.
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Traiter les maladies de surchage lysosomales
Il existe différents niveaux possibles d’intervention thérapeutique pour traiter les patients atteints de certaines maladies de surcharge lysosomale. Les traitements symptomatiques disponibles pour ces maladies ne corrigent pas le déficit primaire de la maladie et concernent principalement le traitement de la douleur, des troubles du comportement et du sommeil, de l’épilepsie, des atteintes articulaires et de la surdité.
L’apport de la protéine déficiente est le seul traitement étiologique. Il peut être effectué par enzymothérapie, par Greffe de Moelle Osseuse (GMO) ou par thérapie génique. L'accès au système nerveux central nécessitant de franchir ou de contourner la Barrière Hémato-Encéphalique (BHE), la thérapie génique est considérée aujourd’hui comme la seule option réaliste pour un traitement étiologique du Système Nerveux Central (SNC).

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Thérapie génique in vivo
La thérapie génique consiste à considérer un gène comme un médicament qui agit en remplaçant la fonction d’un gène défectueux et en produisant dans l’organisme des protéines thérapeutiques spécifiques afin de corriger et/ou combattre des maladies. Il existe 2 catégories principales de thérapie génique. La première, ex vivo, consiste à prélever des cellules dans l’organisme, à les modifier génétiquement puis à les réintroduire chez le patient. Dans la seconde, in vivo, le vecteur est placé directement dans les tissus.
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Notre approche vise à transférer intra-cérébralement, dans le cadre d’une administration unique, un vecteur AAV contenant une version non mutée du gène codant pour l’enzyme déficiente dans la pathologie. Le vecteur va permettre l’apport du gène aux noyaux des cellules qui pourront alors produire et sécréter en continu une enzyme fonctionnelle.
Notre mode d’administration consiste à injecter la solution contenant le vecteur thérapeutique par voie intracrânienne. La procédure neurochirurgicale unique est dérivée d’une pratique stéréotaxique courante ayant fait l’objet d’améliorations spécifiques validées réglementairement.
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